la fin du voyage

Publicités

la fin du voyage

  • P1190447-filteredComment ne pas rester
  • accrochée à ces fils
  • tissés des pensées ailées
  • comment ne pas s’éclairer
  • aux mots limpides des sources aimées
  • qu’un pas se pose sur un chemin connu
  • qu’un regard s’éclaire à la lueur perdue
  • un reflet tremble alors dans  la nuit
  • c’est un bonheur tissé de rien
  • un peu d’amour au fond du verre d’absinthe
  • qu’importe le temps
  • ses manques ses maux
  • l’ordre s’impose subtil halo
  • la lumière estompée
  • s’infiltre encore dans la pensée
  • sans raison
  • fins filaments échappés
  • aussi libres que l’eau sur ces pierres
  • ah!! les pierres du temps ……                              Jane   Tol

P1190447-filtered10645172_10205248404597466_2767527258331329871_n

 

faille que faille

plus l'heure de se taire
étoffe du tant passé 
tissée
la lumière infiltrée éclaire les jours 
éveille la nuit
les arômes de toutes les fleurs réunies
ne suffiront pas
le bonheur ne monte plus 
une lente et douce petite mort s'installe
estompe des formes
vers l'à mer
il ne fallait pas tout donner
tout prendre 
sans penser à la déchirure

voile de peau 2
longtemps longtemps saigne



le long fil tissé
encre cœurs à corps

trames 3
 
de rouge à noir 
réapprendre le bleu
que le vent reprenne la voile       
                             Jane Tol

Abd-elMalik-NOUNOUHI-6521-3

Et

Celui qui écrit avec l’outil brut de sa vie et de son regard, avec ses manques, son impuissance, cherche un espace que ni les autres ni l’époque ne peuvent lui donner : un espace vital.                           Bernard Noël

243542_278047978968588_710633382_o

sans

Quelques gouttes de sang fraîchement coulées d’une blessure bien ajustée s’épanchent  sur le sol en dessinant une flaque entre le coquelicot et l’or dur .

shelleywork3

Au fur et à mesure que l’Homme s’éloigne de lui-même, les mots s’éloignent aussi, comme si les mots étaient l’eau de source de  l’âme. Son silence le dessert et plus il est singulier , différent plus il s’éloigne de lui même par la réalité. Il lui faut beaucoup de courage  pour rester fidèle à lui-même et alors si les mots sont là, ce sont les personnes à qui les donner qui se font rares alors moins il parle.   Jane Tol

460253_405531692949748_8895345011872027270_o

Sans

Dans ces blancs où le noir apparaît en filigrane, où  la solitude envahit tout l’espace, alors, l’écriture se met à convoiter l’âme. La plume insiste jusqu’à déchirer  des morceaux de chair. Partout autour se dressent des murs, toutes les soifs sont enfermées. C’est peut-être là que naît la musique, dans sa plus pure utilité, lorsque plus rien n’est possible la musique a ce pouvoir de nous habiter.

Jeanne Toledan