secret

La simplicité du secret

garder en soi la connaissance

silence d’éloignement

ne rien demander aux autres hommes

l’éclair  de cette lumière

une chaleur qui dénoue

Un visage où vibrent toutes les heures

en même temps

cent ans

aimer

baigner son corps dans ce visage

eau de mémoire

douce …………………….

Quelquefois, par hasard, je côtoie ceux qui sont ainsi arc-boutés et l’énergie silencieuse de leur être m’envahit, me parcourt mieux qu’aucune parole. Le silence se répand autour d’eux comme le calme intense de la nuit ou du désert, comme l’absence démesurée de la mer, comme le poids incalculable d’une haute montagne.

Ce qu’ils retiennent en eux en même temps ils le donnent? C’est cela qui est extraordinaire. ………..Ceux qui ont ce silence et ce pouvoir sont les vrais vivants; ce sont eux qui parlent, eux qui inventent la vie. Ce sont eux qui s’habitent et ne se quittent pas. Leur règne n’est pas le désir de conquête, ils ne cherchent pas à séduire ni à juger. Ils sont eux-mêmes, totalement, simplement, comme les arbres sont des arbres et la lumière est la lumière.  …..

Le Clézio ……………

Beauté du secret, retenue de l’eau, la vie en est plus belle, car cette force intérieure  est l’ Energie qui appartient à  tous les Hommes ………La Fleur d’Or ….                 Jane  Tol

James Verdoorn

la fin du voyage

  • P1190447-filteredComment ne pas rester
  • accrochée à ces fils
  • tissés des pensées ailées
  • comment ne pas s’éclairer
  • aux mots limpides des sources aimées
  • qu’un pas se pose sur un chemin connu
  • qu’un regard s’éclaire à la lueur perdue
  • un reflet tremble alors dans  la nuit
  • c’est un bonheur tissé de rien
  • un peu d’amour au fond du verre d’absinthe
  • qu’importe le temps
  • ses manques ses maux
  • l’ordre s’impose subtil halo
  • la lumière estompée
  • s’infiltre encore dans la pensée
  • sans raison
  • fins filaments échappés
  • aussi libres que l’eau sur ces pierres
  • ah!! les pierres du temps ……                              Jane   Tol

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faille que faille

plus l'heure de se taire
étoffe du tant passé 
tissée
la lumière infiltrée éclaire les jours 
éveille la nuit
les arômes de toutes les fleurs réunies
ne suffiront pas
le bonheur ne monte plus 
une lente et douce petite mort s'installe
estompe des formes
vers l'à mer
il ne fallait pas tout donner
tout prendre 
sans penser à la déchirure

voile de peau 2
longtemps longtemps saigne



le long fil tissé
encre cœurs à corps

trames 3
 
de rouge à noir 
réapprendre le bleu
que le vent reprenne la voile       
                             Jane Tol

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